Les croyances qui nous limitent: l’exemple de Serena Williams

  • Vous êtes déstabilisé ou en colère lorsqu’une personne remet en cause votre façon de penser ;
  • Vous souhaitez découvrir et consolider les croyances qui vous permettent d’avancer et qui vous motivent;
  • Vous désirez vous débarrasser des croyances négatives, limitantes ou qui vous font souffrir ;
  • Et si vous vous inspiriez de l’histoire de Serena Williams lors de la finale de l’US open 2018 pour mieux comprendre la notion de croyance.

Serena Williams a vécu un véritable cauchemar lors de la finale de l’US open 2018. Opposée à la japonaise Naomi Osaka, l’américaine a perdu sèchement en 2 sets et a carrément « pété les plombs » lors de cette finale.

SERENA WILLIAMS INCAPABLE DE GERER SES EMOTIONS

Tout a commencé par un avertissement infligé par l’arbitre de chaise à la championne américaine pour coaching de son entraîneur (ce dernier reconnaîtra plus tard qu’il a effectivement fait un geste pouvant s’apparenter à du coaching). Pourtant à cet instant-là, Serena Williams ne regardait pas dans la direction du « box » de son entraîneur. Elle n’accepte dès lors pas la sanction qui lui est infligée et s’adresse à l’arbitre de chaise en lui disant qu’elle n’est pas une tricheuse et qu’elle préfère perdre que de gagner en trichant.

Le match continue mais l’américaine n’arrive pas à oublier cet incident et est incapable de se raisonner et de se calmer. Quelques minutes plus tard, elle brise une raquette et reçoit un deuxième avertissement synonyme de point de pénalité.

Au changement de côté, Serena Williams, hors d’elle, invective l’arbitre de chaise et lui dit que c’est un voleur et qu’elle fera tout à l’avenir pour qu’il n’arbitre plus jamais un de ses matchs. Devant de tels propos, l’arbitre de chaise se voit dans l’obligation de lui infliger un troisième avertissement synonyme cette fois de jeu de pénalité. Quelques minutes plus tard, l’américaine a perdu la finale de l’US open.

Serena Williams a gagné 23 titres du grand chelem et est connu pour sa force mentale et sa confiance à toute épreuve. Alors comment expliquer qu’elle ait perdu ses nerfs et qu’elle n’ait pas réussi à gérer ses émotions. La réponse est peut-être à aller chercher du côté de son système de croyances.

COMPRENDRE POURQUOI CERTAINES DE NOS CROYANCES NOUS FONT PERDRE NOTRE SANG FROID

L’américaine ne supporte pas l’injustice. Elle se voit comme une personne droite et loyale et ne supporte pas qu’on puisse la considérer comme une tricheuse. Comme elle l’a dit à l’arbitre de chaise, elle préfère perdre que de gagner en trichant.

Cette aversion à l’injustice est fortement ancrée dans son système de croyances. Cela peut s’expliquer peut-être par le fait qu’elle a subi beaucoup d’injustices dans sa vie personnelle, professionnelle et sportive. Elle a dû en effet faire face à de nombreuses critiques sur son physique et de nombreux propos racistes et misogynes ont été proférés à son encontre.

L’américaine a aussi dû faire face à la plus douloureuse des injustices, la mort de sa sœur aînée assassinée dans une fusillade. Cette tragédie l’a terriblement marquée et a certainement changé la vision et la façon dont elle perçoit le monde.

En conséquence lors de cette finale de l’US open, Serena Williams a été obnubilée par l’injustice qu’elle estimait subir et toutes les compétences mentales apprises et entraînées ont été désactivées sous l’effet du stress et de la colère.

CONCLUSION

Connaître ses croyances permet de:

  • mieux comprendre pourquoi nous avons quelquefois des réactions impulsives ou déraisonnables.
  • de prendre du recul par rapport aux propos de personnes remettant en cause notre système de croyances. Dans un tel cas, nous pouvons analyser la situation calmement et décider si nous souhaitons conserver les croyances remises en cause car nous estimons qu’elles sont positives et motivantes ou alors décider de nous délester de ces croyances car nous estimons qu’elles n’ont plus de raisons d’être, qu’elles sont limitantes ou qu’elles nous font souffrir.

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