Wawrinka : Le droit à l’erreur érigé en philosophie de vie

Et dire qu’avant l’Open d’Australie 2014, Stan était surnommé « le suisse qui perd » par les mauvaises langues (en comparaison avec les 17 titres de grand chelem accumulés par Federer à cette époque). Aujourd’hui, avec trois titres majeurs en poche, il est admiré pour sa force de travail et son mental à toute épreuve, caractérisé par son fameux index pointé sur sa tempe.

Wawrinka a gagné Roland-Garros junior à 18 ans et a figuré entre la 10ème et la 30ème place mondiale pendant de nombreuses années avant son sacre à Melbourne. A cette période, il était plutôt considéré comme un « second couteau » par les observateurs et peu de gens pouvaient imaginer qu’il gagnerait un jour des titres du grand chelem.

Le tatouage de Stan

En goûtant au succès « sur le tard », Wawrinka démontre que l’on peut échouer à de nombreuses reprises avant de connaître le succès. Il a d’ailleurs fait du droit à l’échec une réelle philosophie de vie en tatouant sur son avant-bras gauche une citation de Samuel Beckett tirée de Cap au pire : « Ever tried. Ever failed. No matter. Try again. Fail again. Fail better. » (Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Echoue encore. Echoue mieux). Le suisse a expliqué qu’il avait toujours aimé cette citation, qu’elle le portait dans les moments compliqués et qu’il ne voyait pas meilleur message d’espoir.

Des défaites qui valent plus que des victoires

Stan ne considère ainsi pas l’échec comme un frein, mais plutôt comme un moyen d’apprendre, de s’améliorer, de rebondir. Une des « victoires » les plus significatives de sa carrière est certainement sa « défaite » contre Djokovic en huitième de finale de l’Open d’Australie en 2013, 12-10 au 5ème set après plus de 5 heures de match.

Ce jour-là, au lieu de ressasser cette défaite rageante, il a su très vite se remobiliser et a vu dans « cet échec » un moyen d’apprendre, de progresser et de se fixer de nouveaux objectifs. Une année plus tard, il battra Djokovic et Nadal et soulèvera le trophée de l’Open d’Australie. Durant les 2 semaines de ce tournoi, le suisse affichera une confiance et une solidité mentale à toute épreuve.

Des objectifs ambitieux mais possibles

Wawrinka le dit et le redit, même si certains observateurs ont du mal à le croire, il n’a jamais pensé ou imaginé pouvoir un jour gagner un tournoi du grand chelem. Il s’est toujours considéré moins fort, moins talentueux que les membres du « big four ».

Stan ne s’est ainsi jamais fixé des objectifs trop audacieux ou inatteignables. Cela lui a certainement permis d’être moins sujet à la pression, de garder une certaine fraîcheur et surtout de ne pas avoir à faire face à des échecs impossibles à digérer.

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