Comment avoir confiance en soi ? Les conseils du philosophe Charles Pépin

confiance en soi Charles Pépin

Comment avoir confiance en soi ? Les conseils du philosophe Charles Pépin

• Vous souhaitez (re)trouver la confiance afin de réussir les défis auxquels vous êtes confrontés ;
• Vous souhaitez renforcer votre estime de soi, votre motivation et votre concentration ;
• Vous êtes intéressé par les questions en lien avec le développement personnel, le coaching et la philosophie ;
• Et si vous lisiez le livre LA CONFIANCE EN SOI du philosophe Charles pépin afin de mieux comprendre quels sont les éléments indispensables qui permettent de disposer d’une confiance en soi à toute épreuve.

confiance en soi livre

Charles Pépin aborde la question de la confiance en soi d’un point de vue philosophique dans son excellent livre LA CONFIANCE EN SOI et explique qu’on ne naît pas confiant mais qu’on le devient et que pour atteindre la confiance il faut souvent du temps, de la patience et de l’acharnement. Le philosophe précise qu’il faut que :


4 éléments soient présents pour trouver ou retrouver la confiance en soi :


1. La confiance en l’autre :

Le nouveau-né est fragile. Il ne serait pas capable de vivre seul les premiers mois de sa vie. Il ne peut dès lors survivre que parce qu’il est pris en charge par d’autres êtres humains. La confiance du nouveau-né est pour cette raison d’abord une question de confiance en l’autre.

L’enfant va prendre confiance en lui grâce à l’attachement qu’il a avec les autres, grâce aux soins, à l’amour, à l’attention qu’il reçoit. L’enfant est aimé pour ce qu’il est et non pour ce qu’il fait et cet amour inconditionnel va lui donner confiance en lui.

Si les adultes ont la capacité et la force de mettre en œuvre leurs projets, de prendre des risques, de supporter les échecs, c’est avant tout parce qu’ils ont ressenti une sécurité intérieure lorsqu’ils étaient enfant.

Les premières années de la vie d’un enfant sont dès lors très importantes mais cela ne veut pas dire que tout est perdu si on n’a pas eu la chance de grandir dans un environnement sécurisant. Il n’est en effet jamais trop tard pour tisser des liens sécurisants et rencontrer des personnes qui nous donnent confiance. Pour étayer cette théorie, le philosophe prend :

• L’exemple de la chanteuse Madonna :

Il explique que la chanteuse a perdu sa mère à l’âge de 5 ans et a très mal vécu le fait que son père ait rapidement eu des enfants avec sa nouvelle femme.

Il précise que ces événements ont fortement marqué sa personnalité et son comportement et que pour ces raisons Madonna a été jusqu’à son adolescence une fille timide, mal dans sa peau et manquant de confiance en elle.

C’est la rencontre avec un professeur de danse qui va tout changer pour elle. Ce professeur lui dira qu’il la trouve extrêmement jolie, talentueuse et dotée d’un charisme fou. Ces quelques mots vont changer la vie de Madonna et faire d’elle la femme et l’artiste qu’elle est aujourd’hui.

la confiance en l'autre

Avant cette rencontre avec ce professeur de danse, elle avait côtoyé beaucoup d’autres professeurs de piano et de danse, mais aucun ne lui avait fait ce cadeau incroyable de lui donner confiance.

Cet exemple montre bien que la confiance vient d’abord des autres et que même si nous n’avons pas eu la chance de vivre dans une famille ou dans un environnement qui nous a donné confiance, une simple rencontre, même à l’âge adulte, peut tout changer.

• L’exemple de Yannick Noah :

Le tennisman n’a pas la même histoire que Madonna. Il a été aimé par ses 2 parents. Mais la rencontre à l’âge de 11 ans avec le champion de tennis Arthur Ashe va également changer sa vie. Le jeune garçon a eu la chance d’échanger quelques balles avec Arthur Ashe. Bluffé par la qualité de jeu du jeune Noah, il lui offre sa raquette à la fin de la partie.

Le lendemain, le jeune garçon se rend à l’aéroport avec un poster d’Arthur Ashe et demande à ce dernier de le signer. Celui-ci s’exécute et ajoute la phrase « Rendez-vous à Wimbledon ».

Noah racontera par la suite que cette phrase l’a accompagné tout au long de sa carrière, l’a aidé à croire en ses rêves et à devenir un joueur de tennis professionnel.

Avec les exemples de Madonna et de Yannick Noah, on peut constater que trouver ou retrouver la confiance en soi repose souvent sur très peu de choses, une phrase, un mot encourageant d’un ami, d’un proche ou d’un maître ou encore la rencontre avec une personne qui nous donne l’occasion de nous développer ou de progresser.

La confiance que les autres mettent en nous permet ainsi souvent de nous redonner confiance. Nous insuffler de la confiance est certainement le plus cadeau que les autres peuvent nous faire. Dès lors lorsque l’on dit qu’une personne manque de confiance en soi, on pourrait plutôt dire qu’elle manque de confiance en l’autre.

En résumé :

Comme la confiance vient des autres, les conseils que je pourrais vous donner pour retrouver la confiance sont les suivants : sortez de chez vous, nouez des relations avec des gens inspirants, des personnes bienveillantes, optimistes et empathiques. Des personnes qui vous donnent confiance, qui vous font grandir, qui vous sécurisent, qui vous libèrent et qui vous aident à vous réaliser pleinement.

2. La confiance en ses capacités :

Charles Pépin explique que si la dimension relationnelle est très importante pour acquérir la confiance, la dimension de compétence l’est tout autant. En effet, les paroles du professeur de danse qui ont permis de donner confiance à Madonna n’ont pu être prononcées que parce que l’artiste connaissait déjà bien la danse qu’elle la pratiquait avec assiduité depuis plusieurs années.

Pour étayer cette théorie, le philosophe prend :

• L’exemple de Serena Williams :

Le père des sœurs Williams ne s’est pas contenté de leur donner confiance en leur disant qu’elles étaient talentueuses et qu’il croyait en elles.

Il les a entraînées très dur dès leur plus jeune âge. Elles se sont ainsi entraînées, puis entraînées encore plus fort et plus durement. La confiance de Serena vient dès lors d’une compétence qui vient elle-même d’un entraînement.

la confiance en ses capacités

• L’étude du psychologue Anders Ericsson :

Le psychologue a constaté que tous les virtuoses en violon ou en piano avaient effectué plus de 10’000 heures de pratique de leur instrument à l’âge de 20 ans alors que les bons violonistes ou pianistes, mais qui ne sont pas des virtuoses, avaient effectué moins de 10’000 heures.

La pratique assidue fait donc la différence pour les musiciens et on peut présager qu’elle fait également la différence dans d’autres pratiques professionnelles.

Dès lors, chaque fois que nous doutons, que nous pensons que nous ne sommes pas assez bons dans notre domaine, nous ferions mieux de nous remettre au travail et de développer nos compétences au lieu d’invoquer un hypothétique manque de talent.

Mais il ne suffit pas de s’exercer de manière assidue pour retrouver la confiance. Il faut également éprouver du plaisir dans le développement d’une compétence.

Et le plaisir s’acquiert souvent quand vous en apprenez plus sur vous-même. Lorsque la compétence acquise vous permet de mieux définir vos qualités, vos ressources, vos goûts, vos dégoûts.

La compétence peut être vue comme sa zone de confort. Il est important d’aller s’y ressourcer chaque fois que le besoin s’en fait sentir. Mais par la suite, il faut en sortir pour aller explorer le monde et ces incertitudes puis revenir dans sa zone de confort en cas de doute. A chacun de savoir quand il a besoin de se ressourcer dans sa zone de confort. Moins une personne aura été sécurisée dans son enfance, plus elle aura besoin de ces moments de ressourcement.

En résumé :

Sans un entraînement assidu et une maîtrise de sa pratique, il sera très difficile de devenir bon et confiant dans son domaine d’activité. Et il faudra en plus de l’entraînement, qu’il y ait une notion de plaisir dans l’activité que nous exerçons, qu’elle corresponde à nos besoins, à nos aspirations et que nos talents puissent s’exercer pleinement dans l’activité en question.


3. Le passage à l’action :

La confiance en soi se développe dans l’action. Le fait de rentrer dans l’action permet de découvrir des opportunités, de découvrir des ressources insoupçonnées. Cela permet de rencontrer l’autre qui pourra quelquefois vous apporter la solution que vous cherchiez. L’autre qui pourra peut-être vous apporter des conseils, de l’espoir, de l’amour. En agissant, l’on fait confiance à l’autre, à la rencontre qui va survenir.

Si vous avez peur de vous lancer dans l’action, pensez à des grands aventuriers, entrepreneurs, innovateurs. Ils ont certainement beaucoup réfléchi avant de se lancer. Ils ont eu des doutes et des peurs. Mais ils ont compris que leurs actions avaient la possibilité de changer leur monde, de leur offrir de nouvelles opportunités. Ils sont dès lors prêts à accepter les différents imprévus qui pourront survenir et en confiance en l’action. Ils acceptent que tout ne va pas dépendre uniquement d’eux.

confiance et passage à l'action

Il est donc important de tenter, car si on ne réussit pas à essayer, on va petit à petit perdre confiance en soi. En essayant, on se sent capable de tenter de nouvelles choses, de surmonter de nouveaux défis.

En revanche, on n’y allant pas, vous n’aurez jamais la possibilité de rencontrer une personne qui pourrait vous motiver, vous aider ou débloquer des peurs ou des inhibitions. En ne passant pas à l’action, vous risquez de tomber dans un cercle vicieux qui peut mener à l’anxiété. Et en agissant, vous aurez peut-être la chance d’avoir de bonnes surprises.

Et il est important d’accepter une part d’incertitudes avant de se lancer dans l’action. Car sinon, nous ne nous jetterons jamais dans l’action tant que notre réflexion n’aura pas éteint toutes nos incertitudes.

En résumé :

La confiance en soi s’accompagne toujours d’un passage à l’action. Il est important à un moment donné de se lancer même si vous avez des incertitudes. C’est en vous lançant que vous obtiendrez des réponses à vos questions et que vous rencontrerez des personnes qui pourront peut-être vous apporter des conseils ou des solutions.

4. La confiance en la vie :

C’est croire qu’il y a quelque chose de bon et de tendre dans la vie même dans les moments compliqués. De penser qu’il y a toujours une lueur d’espoir même lorsque nous nous retrouvons dans le brouillard. Et qu’il est à tout moment possible de se raccrocher à cette lueur d’espoir, à cette flamme qui permet de voir l’avenir plus sereinement. Nous pouvons donc faire confiance à cette flamme puisque celle-ci ne s’éteint jamais tant que nous sommes en vie.

La confiance en la vie peut aussi être définie comme une croyance en ce monde. Car si nous ne croyons pas en ce monde au sein duquel nous sommes nés, nous aurons le sentiment de vivre dans un monde hostile, étranger. Dans un tel cas, nous ne pourrons pas être heureux et la folie nous guette.

la confiance en la vie

Il est dès lors primordial de croire en ce monde. Car comment pourrions-nous avoir confiance en nous, si nous ne faisons pas confiance à notre monde et si nous pensons ne pas avoir de place dans ce monde ?

La véritable confiance nous demande bien évidemment de la maîtrise, mais elle nous demande également de nous abandonner à ce qui nous échappe, à ce qui est plus grand que nous, à savoir la vie.

Avoir confiance en soi et en la vie, c’est accepter que la vie n’est pas simple et que son sens n’est pas toujours évident. Si la vie était simple, nous n’aurions pas besoin de lui faire confiance. Avoir confiance en la vie, c’est abandonner l’idée de tout comprendre. C’est accepter les joies, mais aussi la malchance, les peines et les échecs.

En résumé :

La dernière phrase du livre de Charles Pépin résume pour moi parfaitement cette notion de confiance de soi. Selon le philosophe : « avoir confiance en soi, ce n’est pas être sûr de soi. C’est trouver le courage d’affronter l’incertain au lieu de le fuir. Trouver dans le doute, tout contre lui, la force de s’élancer ».
Si vous souhaitez approfondir cette notion de confiance en soi, je vous conseille de lire l’excellent livre LA CONFIANCE EN SOI de CHARLES PEPIN